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Comment choisir son masque de ski et snowboard ?

Tout savoir pour bien choisir son masque de ski

Le masque de ski ou de snowboard est indispensable pour se protéger du rayonnement lumineux, du froid, du vent ou encore de la neige. Avec ses qualités optiques, il préserve notre champ de vision par tous les temps. Comment choisir son masque de ski parmi des modèles toujours plus polyvalents, confortables et stylés ? Voici un guide destiné à vous accompagner dans la sélection d'un masque adapté à vos besoins.

Vent, neige, soleil, débris… Comprendre l'utilité d'un masque de ski

Le ski faisant partie des sports extrêmes, les protections s'avèrent incontournables, notamment pour les yeux. Le masque assure ainsi une meilleure visibilité par tous temps, et protège du vent et des rayons du soleil.

Conçu pour filtrer 100% des U.V., le masque de ski prévient d'éventuelles lésions oculaires, d'autant plus que l'intensité des rayons est décuplée avec l'altitude et la réverbération sur le sol neigeux. Contrairement aux lunettes de soleil, le masque protège efficacement les yeux de l’air : en montagne, même sans vent, la vitesse en ski représente vite une gêne lorsque l'on porte seulement des lunettes.

Même en cas de grosse chute, un masque devrait rester bien accroché sur le casque ; sa conception souple permet de protéger le skieur, ce qui n'est pas forcément le cas avec les lunettes qui peuvent se briser et causer des blessures. Le masque de ski évite les projections de glace au niveau des yeux, ainsi que les divers débris légers qui détournent l'attention alors que l'on doit rester focalisé sur la piste.

Avec des gammes de prix très variées et de multiples technologies disponibles, beaucoup d'amateurs s'y perdent : voyons plus en détail comment bien choisir un masque adapté.

Catégories et traitement des verres : comment faire son choix ?

L'écran du masque de ski a deux grandes fonctions, qui sont de protéger parfaitement les yeux et d'aider à mieux percevoir le relief montagneux. L'hiver, la réverbération y est très marquée, la neige renvoyant 80% du rayonnement solaire. De plus, ce dernier augmente de 10% par 1000m d'altitude.

On trouve ainsi différentes catégories d'écrans, classés selon le degré de lumière filtrée : commençons par la catégorie 0, qui désigne un écran non teinté, absorbant au maximum 20% de lumière visible.

On privilégiera souvent la catégorie 1, c'est-à-dire un écran clair absorbant jusqu'à 57% de lumière : idéal sous ciel couvert et par temps de brouillard.

Les écrans de catégorie 2 présentent une teinte intermédiaire, pouvant absorber plus de 80% de lumière. S'ils sont polyvalents, ils s'avèrent en revanche peu confortables par temps très ensoleillé.

La catégorie 3 est la plus répandue, avec des écrans foncés absorbant jusqu'à 92% de lumière visible, ce qui convient à la pratique courante du ski.

La catégorie 4 convient quant à elle aux skieurs de haute altitude, partant à l'assaut des glaciers.

Un mot également sur les différentes couleurs des écrans de masques : on choisira des verres jaunes pour le brouillard, car cette teinte fait ressortir les reliefs et accentue la luminosité. Au retour du soleil, on privilégiera les verres bruns ou gris, plus adaptés. Enfin, les verres roses ou oranges conviendront parfaitement aux jours blancs.

Que choisir entre masque de ski photochromique et masque polarisé ?

On connaît tous le masque classique du skieur, existant en divers indices de protection adaptés aux conditions météo. Mais on trouve aussi des masques de ski photochromiques, dotés d'un écran dont la teinte change automatiquement en fonction de la lumière.

Pour les personnes partant skier en montagne une semaine dans l'année, les masques de catégorie 2 ou 3 seront suffisants dans la large majorité des cas. Pour les chanceux partant rider tous les week-end, en revanche, un masque de ski photochromique peut se révéler très utile : il offre en effet une large amplitude de protection, s'adaptant à toutes les conditions météo. Ainsi, sous un grand soleil, l’écran du masque photochromique va s’assombrir, puis s'éclaircir quasi instantanément si des nuages apparaissent. Certains masques de ski photochromiques peuvent passer d’une catégorie 2 à 4 en quelques secondes : un gain de temps intéressant comparé aux écrans interchangeables !

Ensuite, qu'en est-il de l'écran polarisant ? Généralement, tous les masques de ski en sont dotés. Les verres polarisés apportent une protection plus efficace et davantage de confort lors de conditions météo très ensoleillées : ils font office de filtre anti-éblouissement, limitant les reflets de la lumière réfléchie par la neige. Ils permettent ainsi de mieux appréhender les reliefs et les éventuelles plaques de verglas. Écrans photochromiques et écrans polarisés peuvent se combiner, et il est courant de trouver des masques de ski dotés d'un écran photochromique polarisé.

Trouver les bonnes montures pour une pratique agréable

Il faut ensuite trouver la forme d’écran qui s'avérera la plus confortable pour chacun, entre écran sphérique et cylindrique. De forme bombée, l'écran sphérique offre un très large champ de vision, idéal pour les freeriders et les amateurs de descentes. Les écrans cylindriques de leur côté s’adaptent à la forme du visage : ils sont plus plats et ne modifient pas la perception du paysage. Malgré leur champ de vision plus réduit, ils sont parfaitement adaptés pour la pratique sur piste.

Pour un confort optimal durant sa pratique, on recherchera donc un masque adapté à son visage et à ses propres contraintes. Les porteurs de lunettes par exemple devront s'orienter vers un masque de ski OTG (Over The Glasses) : avec plus de profondeur, ces modèles sont aussi munis d'une mousse spécifique et permettent de porter ses lunettes sans s'embuer ni ressentir d’inconfort au niveau des oreilles, dû aux branches des lunettes. Les fans de hors-piste apprécieront en outre les masques dits sans monture : celle-ci est en fait très discrète et conçue pour faciliter le changement d’écran, et limiter l'irruption de neige dans le masque.

Quelle compatibilité entre masque et casque ?

Comment trouver la combinaison masque et casque de ski idéale pour arpenter les pistes cet hiver ? Globalement, les fabricants de matériel proposent des gammes de masques et de casques compatibles entre eux, qu'il s'agisse de la forme ou du style. Les porteurs de lunettes trouveront également leur bonheur sans difficulté, de nombreux modèles otg permettant de superposer le masque sur les lunettes de vue ; on veillera simplement à ce qu'il ne soit pas trop serré. Quel que soit le type de masque, il se porte toujours par-dessus le casque : cela garantit un bon maintien et évite les frottements de l'élastique. Pour une protection parfaite et un bon confort, le masque doit bien couvrir le visage jusqu’aux sourcils.

Pour l'ajuster, on commence par régler l'élastique afin que le masque se positionne parfaitement sur le visage. Une fois en place, il ne doit pas y avoir de pression, simplement un bon contact avec le haut du visage : c'est la condition pour être correctement isolé du froid durant les heures de ski. La plupart des casques sont équipés d’un système à l'arrière, qui permet au masque d'être bien maintenu en position quels que soient les mouvements du skieur. Vous voilà prêt à attaquer les pistes, avec la meilleure visibilité possible !

Mousse, ventilation et antibuée : les critères de confort essentiels

La mousse intérieure étant en contact direct avec la peau, on veillera à ce qu'elle soit suffisamment épaisse pour garantir un confort optimal sur la durée. Les mousses à double ou triple densité viennent ainsi s'adapter parfaitement aux contours du visage, permettant aussi d'absorber au mieux les chocs pendant l'effort. Les masques de ski équipés d'une mousse OTG offrent une parfaite compatibilité avec les lunettes portées à l'intérieur du masque, grâce à leur contour thermoformé.

Ensuite, la ventilation est un autre point clé pour profiter pleinement d'une sortie sur les pistes : indispensable sur un masque de ski, elle évite toute formation de buée. Chaque marque a mis au point des technologies qui lui sont propres, permettant de faciliter la circulation d’air frais à l'intérieur du masque. Les verres des masques de ski subissent ainsi des traitements permettant de mieux gérer la condensation, et d'anticiper l'apparition intempestive de buée. On retrouve au final des performances similaires à ce niveau quelle que soit la marque, on pourra donc s'attarder sur d'autres points importants.

Entretien d'un masque de ski et renouvellement : les bons réflexes

Pour tout pratiquant de ski, nettoyer son écran est essentiel et requiert un minimum d'attention : la durée de vie du masque en dépend. Pour ce faire, on utilisera idéalement un chiffon microfibre, qui permettra de nettoyer l’extérieur de l’écran en évitant rayures et traces. On l'utilisera délicatement, en l'humidifiant légèrement. Moins simple à nettoyer, la surface interne de l'écran du masque de ski est plus fragile car elle a subi un traitement antibuée.

Pour les skieurs qui chutent et se retrouvent avec de la neige ou de l’eau à l'intérieur du masque, il suffit d'en enlever le plus possible en secouant le masque, puis patienter pour que l'eau restante sèche. Si l'écran reste embué, la meilleure solution est de skier lentement tout en décollant le masque du visage : cela va créer un flux d’air qui permettra de faire sécher l'intérieur du masque.

Enfin, comment se rendre compte qu'un masque arrive en fin de vie, à quel moment dit-on envisager de le changer ? Surveillez simplement ces quelques indicateurs : des rayures sur la surface, de la buée qui arrive de plus en plus souvent et que vous peinez à dégager, une mousse usée qui entraîne frottements ou irritations, voilà de bonnes raisons pour choisir un nouveau masque de ski !

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